Pétition demandant la démission de Jean Charest

PAR : Johanne Marcotte,

LE BLOGUE DE JOHANNE MARCOTTE, RLQ

 

Lettre ouverte au Parti libéral du Québec
Mardi le 16 novembre 2010

Aux dirigeants et financiers du Parti libéral du Québec,

Le 18 mars 2010, j’implorais le chef de votre parti de remettre sa démission et de quitter les lieux de l’Assemblée nationale.

Depuis hier, des dizaines, voire peut-être même des centaines de milliers de citoyens demandent la démission de votre Chef en signant la pétition qu’un groupe de citoyens a soumis aux Québécois.

Alors que le Québec devrait miser sur le développement des compétences de nos jeunes, apporter des réformes importantes dans les domaines de l’éducation et de la santé, se doter d’un plan de redressement des finances publiques et créer un environnement qui favorise la prospérité, voilà à quoi s’occupe le Québec.

Incapable de se faire entendre, une partie de la population a carrément décroché alors qu’une autre, à droite comme à gauche, en est réduite à observer le spectacle désolant d’une pluie de mise en demeure et le cirque d’une période de questions complètement surréaliste.

Le camp des sociaux-démocrates (la gauche) se montre insatisfait parce que Jean Charest préside à « l’effritement des acquis sociaux » et le camp des réformateurs (la droite) se montre insatisfait parce que le Parti libéral du Québec a continué de faire grossir l’État, un État dont nous n’avons plus les moyens.

Avouons-le, il devient périlleux de gouverner au centre (au centre-gauche, en réalité). La société québécoise se polarise. Au grand dam des partis traditionnels que sont le PLQ et le PQ, l’axe fédéraliste-souverainiste ne sera bientôt plus celui qui déterminera le vote. Heureusement, le Québec pourra enfin débattre des enjeux en opposant deux philosophies politiques complètement distinctes.

Dans le nouveau virage qu’entreprend le Québec, force est de reconnaître que l’obstination maladive de Jean Charest ne sert ni le Parti libéral et surtout pas les Québécois.

Il nous reste donc de vous implorer de lui faire entendre raison! Il ne reste plus que vous qui puissiez le faire. Autrement, ne vous étonnez pas plus tard si votre marque de commerce sera souillée pour de nombreuses années.

P.S. Ne pensez pas une fraction de seconde que vous pourrez vous dispenser d’une enquête sur l’industrie de la construction. Le choix est clair: c’est maintenant avec Jean Charest ou plus tard avec un futur gouvernement qui en aura fait une promesse électorale solennelle. À vous de décider.

 

SOURCE : http://jomarcotte.wordpress.com/2010/11/16/petition-demandant-la-demission-de-jean-charest/